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Les ressources du CNRS

 

Avec la discussion d’hier (cf. article précédent) quelques liens nous sont apparus quant à la conservation, youpi!

Donc, paru dans le Journal du CNRS   n°251 de décembre 2010, un numéro spécial intitulé “Sauver Lascaux”, que vous pouver retrouver en format pdf juste là !

Juste ici, un article paru CNRS le Journal, n°198 de juillet/août 2006, concernant la sauvegarde de Lascaux et de Chauvet. C’est un bon moyen d’observer l’évolution des questions de conservation à travers les années et l’évolution de la recherche.

Enfin, quelque chose de plus pointu : un article trouvé dans la rublique “en direct du laboratoire” du site de l’institut de chimie du CNRS… Connaitre les peintures rupestres pour les préserver au mieux.

Merci donc au CNRS pour la diffusion scientifique!

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Les grands débats du CNRS : les fresques de Lascaux

Lascaux en question dans l’actualité d’hier!

A l’occasion des grands débats organisés par le CNRS, la question de la conservation et de la mise en valeur de plusieurs sites a été abordée, parmi eux figurent Lascaux, Pompéi ou encore Angkor. En partenariat avec le musée du Quai Branly et la mairie de Paris, la discussion a eu lieu hier (le 5 mai, à 19heures) dans le salon de lecture Jacques Kerchache  du musée.

Animé par Mathieu Vidard (animateur de “la tête au carré” sur France inter), le débat recevait de nombreuses personnalités comme Yves Coppens, André Delpuech, Marc Drouet ou encore Michel Florenzano.

Plus de précisions sur le site du cnrs ou sur le site du musée du Quai Branly. Enfin, pour retrouver la vidéo en ligne, cliquez ici !


Technique, palette et perspective

Chers tous, voici un nouvel article concernant les peintures de Lascaux. Dans ce nouveau post vous pourrez trouver des informations concernant les techniques picturales, la palette de couleurs utilisée pour la réalisation des panneaux au sein de la grotte. Il s’agira aussi de parler de perspective. Pour cela nous avons utilisé le site officiel de la grotte de Lascaux proposé par le ministère de la culture. Vous trouverez les sujets abordés dans la catégories -Art parietal- de notre source.

Concernant les techniques employées à Lascaux, nous recensons deux formes d’expressions dominantes, qui sont le dessin et la gravure. En ce qui concerne la peinture, nous retiendrons la simplicité des moyens matériels employés (silex, blocs de pigment, broyeurs, pinceaux et tampons, pochoirs en peau). Des recherches en Ariège ont révélé que les pigments étaient mélangés à du talc pour économiser le colorant, plus rare. Pour la grotte de Lascaux le pigment fut utilisé sans charge, du fait de son abondance dans la région.

La palette des peintres de Lascaux est relativement restreinte. Elle associe le noir à un éventail de couleurs chaudes tel que le brun foncé, le rouge et le jaune. Nous pouvons aussi trouver des variantes de couleurs ne s’écartant pas de ces nuances de base. Les chercheurs n’ont recueilli en grande majorité que des pigments d’origine minérale. Des recherches plus poussées ont permis de mettre à jour des colorants organiques. Les pigments principaux sont des oxydes métalliques, de fer, de manganèse ou encore du charbon de bois. Pour les teintes rouges ont été utilisées des hématites tandis que  pour les jaunes des goethites ont été préférées. Dans la région de la grotte, les colorants noirs étaient à base d’oxyde de manganèse et non de charbon, empêchant (hélas!) la datation des peintures…

 

Panneau des Aurochs, nef de la grotte de Lascaux

Jointe à ces deux composantes de l’art à Lascaux, nous trouvons la perspective, difficulté à laquelle les hommes du Paléolithique ont été confrontés. Le rendu du relief implique une parfaite connaissance du créateur des procédés qui permettent de recréer l’illusion de la profondeur. On retrouve cette profondeur au niveau des détails anatomiques et par l’association de différents sujets animaliers entrant dans  la composition du panneau. Nous pouvons citer comme exemple le panneau des Bisons adossés de la Nef. Dans ce diptyque sont associés deux aurochs mâles qui s’écartent l’un de l’autre, en symétrie. La technique de la réserve permet de  laisser un espace non coloré entre deux segments anatomiques d’une figure. Elle procède ainsi à la dissociation optique de deux plans localisés à des profondeurs différentes. Pour permettre la superposition d’aplats, à hauteur des croupes, l’artiste a eu recours à un liseré blanc, en léger dégradé. Ceci permet de créer des limites entre ces deux surfaces. Dans ce panneau, c’est la géométrie de la paroi qui donne un effet de profondeur (emplacement qui accroit l’illusion d’une explosion des éléments du diptyque). On retrouve cette technique, utilisée dans d’autres endroits de la grotte. Le panneau des Aurochs, situé dans la nef, met le spectateur face à une illusion de chute dans sa direction et d’un mouvement accéléré, grâce à un simple encorbellement.


Thématique des peintures de Lascaux

Dans cet article, nous allons traiter des différentes thématiques picturales présentes sur les parois de la grotte. Pour cela nous avons fait appel à deux sources différentes. La première est tirée du site officiel de la grotte de Lascaux. Il s’agit d’un article sur les thématiques présentes sur les parois que l’on peut trouver dans la rubrique “Art pariétal”. La seconde est tirée de l’encyclopédie en ligne Universalis. Ce dernier article est signé Patrick Paillet, docteur en préhistoire et maitre de conférence du Muséum d’histoire naturelle de Paris, spécialiste de l’art pariétal comme rupestre.

L’iconographie de la grotte de Lascaux se limite à trois thèmes fondamentaux : les animaux, les représentations humaines (ou plutôt anthropomorphe ou zoomorphe) et les signes.  Nous n’avons par ailleurs aucune figuration de paysage. Le bestiaire représenté serait donc une illustration de la faune connue des hommes du Paléolithique sans pour autant indiquer leurs habitudes alimentaires. Les représentations animales ne constitueraient ainsi pas un “tableau de chasse”.  Sur les parois nous comptons près de 600 représentations animalières différentes. 

Parmi ces représentants les plus largement présents sont le cheval, le cerfs et les aurochs, puis viennent les bouquetins et les bisons. Les animaux carnivores (ours et félins) sont  peu nombreux et sont en général gravés ou peints dans les secteurs les plus reculés. Ces animaux, présents de façon discrète dans la nature, le sont également dans la grotte. La figure de l’homme apparait rarement à plusieurs reprises dans les grottes. Lascaux n’échappe pas à la règle. Le site ne compte qu’une seule représentation anthropomorphe (celle de la scène du Puits). Nous pouvons alors observer  un chasseur, renversé par un bison qu’il vient de transpercer de sa sagaie. On distingue également un oiseau perché sur une sorte de poteau, identifié généralement comme un sceptre ou plus généralement un objet sculpté, il est néanmoins difficile de déduire de plus amples informations ou de fixer la signification de cette peinture. La composition représentée dans le Puits associe par ailleurs plusieurs thèmes figuratifs rares, homme-oiseau n’étant que rarement représentés, absents du dispositif pariétal supérieur où le bison est peu représenté.

Thématique homme-oiseau

Il ne manque que le mammouth dans ce cortège d’animaux de Lascaux, généralement associé à une foule de signes peints et gravés. L’Homme est le plus souvent présent sous la forme de segments anatomiques (mains négatives ou positives, représentations sexuelles féminines). On distingue deux catégories de signes. La première comporte des formes simples (ponctuations, traites, lignes, stries…), la seconde, des formes élaborées (arborescences, quadrangulaires…).

Outre les représentations animales, on a dénombré 410 signes. Les plus fameux, propres à Lascaux, sont les « blasons » ou « damiers ». Ces derniers sont peints en rouge, jaune, noir et gravés. On en trouve deux en particulier, placés sous les sabots postérieurs de la grande vache noire gravée de la Nef. Les signes quadrangulaires, les signes en grille appartiennent à la même famille de signes géométriques etsont très nombreux à Lascaux et beaucoup plus représentés que dans les grottes magdaléniennes plus récentes. A côté de ces signes quadrangulaires, on peut retrouver des signes linéaires à appendices en tirets (dans le Puits) ou encore des signes « branchus » ou « ramifiés » comme ceux présents dans le Diverticule axial.


La descriptions de la grotte et de ses différents panneaux

 

Visite virtuelle sur le site du ministère de la culture

L’objectif de cet article est de donner à nos chers lecteurs une idée précise de la disposition des peintures dans la grotte de Lascaux. Cet article préparatoire nous permettra de mieux situer les panneaux peints que nous interpréterons éventuellement dans des articles ultérieurs.

 

Pour cette présentation générale nous avons utilisé deux sources essentielles. D’une part, nous avons pris appuis sur le site officiel de la grotte de Lascaux proposé par le Ministère de la Culture. Dans la catégorie “Visite de la grotte” vous pourrez ainsi effectuer une visite virtuelle. Cette dernière comprend une description succincte de chacune des ailes ou parties de la grottes. Nous avons ensuite utilisé un article de l’encyclopédie libre wikipédia qui décrit plus précisément chacune des parties de la grotte et leurs peintures. Cet article prend notamment appui sur des publications liées à la recherche universitaire dans le domaine de l’archéologie .

Voici ci dessous quelques  sources mentionnées par Wikipédia pour vous permettre d’approfondir vos connaissances en terme d ‘art pariétal :

G. Bataille, La peinture préhistorique, Lascaux où la naissance de l’art, skira 1994

A. Glory, Les recherches à Lascaux (1952-1963), Documents recueillis et présentés par B. et G. Delluc, XXXIXe supplément, Gallia Préhistoire, CNRS, 1979.

L’article de Wikipédia décrit donc dans les sous parties intitulées “Description de la grotte” et “figuration pariétales”, les différentes salles de la grotte. Il évoque tout d’abord les petites dimensions  de cette grotte et la position de ses peintures (galeries qui n’excèdent pas 250m de long et qui ont un dénivelé de 30m ; la partie couverte correspond à un réseau supérieur, le réseau inférieur étant difficilement accessible). Dans le seconde sous partie, nous trouvons un descriptif précis des peintures.

Voici ci dessous, les liens permettant de voir les peintures salles par salles :

La salle des taureaux :

Cette salle présente la composition la plus  spectaculaire de Lascaux. Ses parois sont recouvertes uniquement de peintures de dimensions majeures (certaines mesurent jusqu’à cinq mètres de  long). Nous pouvons reconnaitre dans ces peintures deux files d’aurochs qui  se font face. Les deux aurochs du  côté nord sont accompagnés d’une dizaine de chevaux et  d’un grand animal non identifié. On a donné à cet animal le surnom de “licorne” . Côté sud,  nous retrouvons le motif de l’auroch auquel s’ajoutent des gazelles.

Le Diverticule axial : Partie de la grotte ornée de bovinés et de  chevaux accompagnés de cerfs et de bouquetins.  Nous pouvons voir un dessin de cheval fuyant.

Le Passage : décor fortement dégradé anciennement,  notamment par des circulations d’air.

La nef : comporte quatre groupes de figures : le panneau de  l’Empreinte, celui de la Vache noire, très connu, celui des Cerfs nageant, ainsi que  celui des Bisons croisés. Avec ces oeuvres nous trouvons aussi des signes géométriques.

Diverticule des Félins : Nous pouvons voir une scène où un groupe de félins  semble uriner pour marquer son territoire. On peut aussi y voir des gravures de fauves. On y trouve également d’autres animaux,  dont une représentation de cheval vu de face.

L’abside : mille gravures dont certaines  superposées à des peintures correspondant à des animaux et des signes.

Le Puits : nous trouvons la scène la plus énigmatique de Lascaux ( homme à tête d’oiseau et au sexe érigé semble tomber, renversé  peut-être par un bison éventré par une sagaie). Sur la  gauche un rhinocéros s’éloigne. Nous pouvons également voir un cheval  sur la  paroi opposée.

 


La découverte de l’art dans les grottes françaises

La grotte de Lascaux n’est pas l’unique site en France où se manifeste l’art préhistorique. La recherche est marquée par la découverte de nombreuses peintures et de gravures sur le territoire.
Les principales découvertes ayant bouleversé nos connaissances ont été celles de la grotte Chauvet et de la grotte Cosquer. D’autres grottes comme celle de Pech-Merle ou celle d’Altamira en Espagne comptent parmi les plus importants témoignages d’un art paléolithique européen.
La grotte Chauvet Pont-D’arc, typique de la culture aurignacienne, a révélées des peintures datant de 32000BP. Elle a été découverte le 18 décembre 1994 par trois passionnés de spéléologie, ouvrant ainsi une page dans l’histoire de la grotte et de ses peintures.
Il s’agit pour la plupart de peintures monochromes, où la couleur de la paroi est utilisée. De nombreux animaux y sont représentés, comme des chevaux, des rhinocéros ou encore des lions. Les figures présentent parfois un essai de représentation en trois dimensions, comme le prouvent les figures de lions, où les deux yeux ont été dessinés (photo).
Il s’agirait là des plus anciennes peintures pariétales européennes, marquées déjà par un certain souci du détail et une véritable technique picturale mise en œuvre.
Le site de la grotte Chauvet ici
La découverte de la grotte Cosquer près de Marseille a été spectaculaire et pour le moins inattendue. C’est Henri Cosquer qui signale sa découverte en 1991 à la  DRASSM  et lui donnera son nom.
La cavité se trouve en effet aujourd’hui à 37 mètres sous le niveau de la mer et  accessible par une galerie longue de 150 mètres aujourd’hui noyée. Elle comporte des dizaines de peintures et de gravures, réalisées tantôt à 27000BP (gravettien), tantôt à 19000BP (solutréen).
De nombreuses mains en négatif ont aussi été découvertes (55) ainsi que des signes géométriques.
Parmi les représentation on trouve de nombreux animaux terrestes, comme des chevaux ou des bouquetins, ainsi que des animaux marins, comme des phoques ou des pingouins.
Il est extrêmement rare que des animaux marins soient figurés dans l’art paléolithique, le pingouin en étant par exemple le seul témoignage quaternaire (photo).
Le site de la grotte Cosquer ici
Pour finir nous vous parlerons ici d’une autre grotte ornée française, celle du Pech-Merle. Située dans le département du Lot, sa partie supérieure est explorée depuis le XXème siècle alors que les galeries inférieures ne sont découvertes par André David qu’en 1922.
La grotte, célèbre pour ses représentation de chevaux, contient des peintures datées jusqu’à 25 000 BP.
Le site du Pech Merle ici


Quelques mots sur nos sources :
 

 

Les sites que nous avons visités en ce qui concerne Chauvet et Cosquer sont du ministère de la culture et ont été trouvés grâce à un moteur de recherche. Plusieurs rubriques sont accessibles à partir de chaque site, comme l’historique des recherches, les découvertes, les parois ornées ou encore des « visites » de chaque grotte.
Ce sont des sites sérieux car ministériels, où vous pourrez trouver des informations sûres sur chaque grotte.
Les auteurs de ces sites sont des scientifiques du CNRS et des commissions scientifiques, constituant un point de vue fiable et actuel sur l’avancée des recherches.
C’est un bon point de départ pour appréhender les débuts de l’art en Europe ainsi que sa découverte.
En ce qui concerne la grotte du Pech Merle, le site utilisé, trouvé lui aussi au moyen d’un moteur de recherche célèbre, a été élaboré par le centre de Préhistoire de Pech Merle. Dans la mesure où c’est un centre spécialisé en préhistoire et où il comprend des scientifiques travaillant sur le sites, c’est une bonne source d’information pour commencer la recherche.