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Picturalisme

Technique, palette et perspective

Chers tous, voici un nouvel article concernant les peintures de Lascaux. Dans ce nouveau post vous pourrez trouver des informations concernant les techniques picturales, la palette de couleurs utilisée pour la réalisation des panneaux au sein de la grotte. Il s’agira aussi de parler de perspective. Pour cela nous avons utilisé le site officiel de la grotte de Lascaux proposé par le ministère de la culture. Vous trouverez les sujets abordés dans la catégories -Art parietal- de notre source.

Concernant les techniques employées à Lascaux, nous recensons deux formes d’expressions dominantes, qui sont le dessin et la gravure. En ce qui concerne la peinture, nous retiendrons la simplicité des moyens matériels employés (silex, blocs de pigment, broyeurs, pinceaux et tampons, pochoirs en peau). Des recherches en Ariège ont révélé que les pigments étaient mélangés à du talc pour économiser le colorant, plus rare. Pour la grotte de Lascaux le pigment fut utilisé sans charge, du fait de son abondance dans la région.

La palette des peintres de Lascaux est relativement restreinte. Elle associe le noir à un éventail de couleurs chaudes tel que le brun foncé, le rouge et le jaune. Nous pouvons aussi trouver des variantes de couleurs ne s’écartant pas de ces nuances de base. Les chercheurs n’ont recueilli en grande majorité que des pigments d’origine minérale. Des recherches plus poussées ont permis de mettre à jour des colorants organiques. Les pigments principaux sont des oxydes métalliques, de fer, de manganèse ou encore du charbon de bois. Pour les teintes rouges ont été utilisées des hématites tandis que  pour les jaunes des goethites ont été préférées. Dans la région de la grotte, les colorants noirs étaient à base d’oxyde de manganèse et non de charbon, empêchant (hélas!) la datation des peintures…

 

Panneau des Aurochs, nef de la grotte de Lascaux

Jointe à ces deux composantes de l’art à Lascaux, nous trouvons la perspective, difficulté à laquelle les hommes du Paléolithique ont été confrontés. Le rendu du relief implique une parfaite connaissance du créateur des procédés qui permettent de recréer l’illusion de la profondeur. On retrouve cette profondeur au niveau des détails anatomiques et par l’association de différents sujets animaliers entrant dans  la composition du panneau. Nous pouvons citer comme exemple le panneau des Bisons adossés de la Nef. Dans ce diptyque sont associés deux aurochs mâles qui s’écartent l’un de l’autre, en symétrie. La technique de la réserve permet de  laisser un espace non coloré entre deux segments anatomiques d’une figure. Elle procède ainsi à la dissociation optique de deux plans localisés à des profondeurs différentes. Pour permettre la superposition d’aplats, à hauteur des croupes, l’artiste a eu recours à un liseré blanc, en léger dégradé. Ceci permet de créer des limites entre ces deux surfaces. Dans ce panneau, c’est la géométrie de la paroi qui donne un effet de profondeur (emplacement qui accroit l’illusion d’une explosion des éléments du diptyque). On retrouve cette technique, utilisée dans d’autres endroits de la grotte. Le panneau des Aurochs, situé dans la nef, met le spectateur face à une illusion de chute dans sa direction et d’un mouvement accéléré, grâce à un simple encorbellement.


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